Le Rhône concentre une pression particulière parce qu'il juxtapose l'une des plus grandes aires urbaines françaises et des paysages viticoles ou vallonnés très favorables à la nidification. Lyon, préfecture du département, et l'ensemble de la métropole lyonnaise forment le premier foyer de signalement. Dans les arrondissements de Lyon comme dans Villeurbanne, Bron, Caluire-et-Cuire, Tassin-la-Demi-Lune, Oullins-Pierre-Bénite ou Sainte-Foy-lès-Lyon, les nids sont régulièrement repérés dans les grands platanes de rue, les jardins de copropriété, les cours d'école, les haies hautes et les arbres de parc. Les corridors végétalisés des berges du Rhône et de la Saône, du parc de la Tête d'Or jusqu'aux secteurs plus résidentiels de l'ouest lyonnais, facilitent la circulation des colonies entre zones très fréquentées et secteurs plus calmes.
Le nord du département présente une configuration différente mais tout aussi exposée. Le Beaujolais, autour de Villefranche-sur-Saône, Gleizé, Belleville-en-Beaujolais, Anse, Tarare et L'Arbresle, cumule vignobles, vergers, maisons entourées d'arbres et petites vallées humides. Les coteaux viticoles, les jardins de lotissement et les dépendances agricoles offrent des sites de nidification discrets au printemps, puis des nids secondaires parfois très hauts en été. Le climat rhodanien, marqué par des étés chauds, des épisodes orageux et un automne souvent encore doux dans les basses vallées, aide les colonies à se maintenir longtemps. Les apiculteurs du Beaujolais et les communes riveraines de la Saône surveillent particulièrement les nids proches des ruchers, des vergers et des zones de promenade.
À l'ouest et au sud, les monts du Lyonnais, le val d'Azergues et les secteurs plus ruraux vers Mornant, Brignais, Givors ou Condrieu ajoutent des contextes d'intervention variés : arbres de fond de parcelle, façades en pente, hangars agricoles et jardins bordés de haies épaisses. Les épisodes de vent du couloir rhodanien et les orages d'été ne font pas disparaître les colonies ; ils compliquent surtout leur repérage quand le nid est dissimulé dans un houppier dense ou au-dessus d'un talus. Dans le Rhône, la coordination d'information passe souvent par la FDGDON 69, la préfecture du Rhône à Lyon et les relais des mairies ou de la Métropole lorsqu'un nid est repéré près d'un équipement public. Cela ne remplace pas une destruction rapide sur propriété privée. Teepik intervient sur l'ensemble du département en adaptant la réponse à la densité urbaine lyonnaise, aux accès plus techniques du Beaujolais et aux secteurs vallonnés de l'ouest rhodanien, qu'il s'agisse d'un petit jardin de ville ou d'une grande parcelle arborée en coteau.