Le Lot-et-Garonne occupe une place particulière dans l'histoire du frelon asiatique en France, puisque les premiers foyers identifiés dans le pays ont été associés à ce territoire du sud-ouest. Cette ancienneté se traduit aujourd'hui par une présence bien installée dans de très nombreux environnements : vallées du Lot et de la Garonne, vergers, jardins pavillonnaires, zones commerciales, dépendances agricoles et centres-bourgs. À Agen, Villeneuve-sur-Lot, Marmande ou Nérac, les signalements concernent aussi bien des nids sous toiture que des nids secondaires dans des arbres, des haies ou des bâtiments d'exploitation. Le département combine une forte activité agricole et une trame verte dense, ce qui fournit aux colonies des ressources régulières.
L'environnement lot-et-garonnais favorise des situations très variées. Dans les secteurs fruitiers et maraîchers, l'abondance d'insectes et de matières sucrées attire les frelons en période chaude. Dans les villages et lotissements, ce sont surtout les annexes, les abris, les génoises, les charpentes et les arbres d'ornement qui servent de support aux nids. Les habitations anciennes, très présentes dans les bourgs et en campagne, multiplient aussi les recoins peu visibles où une fondatrice peut lancer une colonie sans être repérée immédiatement. Lorsque le nid devient mature, l'activité augmente brusquement autour des points d'eau, des terrasses, des ruchers, des déchets organiques ou des arbres fruitiers, ce qui fait souvent découvrir le problème tardivement.
Dans le Lot-et-Garonne, l'intervention rapide est essentielle pour éviter que le nid ne grossisse et ne devienne difficile à traiter. Le danger est d'autant plus important que beaucoup de propriétés comportent plusieurs bâtiments, de la végétation haute ou des zones fréquentées par des enfants, des clients ou du personnel agricole. Une prise en charge professionnelle permet de confirmer l'espèce, de choisir le bon niveau d'équipement et de neutraliser le nid sans improvisation. C'est la solution la plus sûre pour protéger les occupants et limiter l'impact local du frelon asiatique sur les abeilles, les pollinisateurs et l'activité des exploitations ou des jardins familiaux.