La Haute-Garonne est l'un des départements occitans où la pression du frelon asiatique est la plus forte et la plus précoce. La chaleur toulousaine, les printemps humides des vallées et la richesse florale des coteaux permettent aux reines fondatrices de s'activer dès le mois de mars. Dans la Métropole — Toulouse, Blagnac, Colomiers, Tournefeuille, Cugnaux, Muret et Ramonville-Saint-Agne — les nids se développent dans les platanes des boulevards, sous les tuiles des maisons gasconnes, dans les haies de laurier-tin et derrière les caissons de volets roulants. La colonie peut atteindre 8 000 individus et mesurer jusqu'à 80 cm de diamètre en automne, rendant toute approche non protégée extrêmement risquée. La FDGDON 31 recense chaque année plusieurs milliers de signalements, dont une part croissante concerne des bâtiments collectifs, des écoles et des zones d'activité économique autour de la rocade.
Au-delà de la Métropole, les vallées de la Save, du Touch et de l'Ariège concentrent également de nombreuses colonies. Dans le Volvestre, autour de Carbonne, Cazères et Rieux-Volvestre, les vergers, les noyers et les haies bocagères constituent un habitat idéal. Le Comminges — Saint-Gaudens, Montréjeau, Saint-Bertrand-de-Comminges — voit les nids s'installer fréquemment dans les ormes ou les acacias, parfois au-dessus de chemins de randonnée ou de zones habitées. Dans les secteurs plus urbains du Lauragais comme Villefranche-de-Lauragais ou Castelnaudary (Aude voisin), les lotissements récents avec jardins, abris de jardin et clôtures végétales constituent des niches de nidification régulières. Partout, les intervenants Teepik constatent que les nids sont souvent localisés à plus de 5 mètres de hauteur, nécessitant du matériel spécialisé et une approche nocturne ou crépusculaire pour limiter les risques.
L'intervention professionnelle en Haute-Garonne s'adapte aux contraintes locales : accès à travers un jardin en pente, nid dissimulé dans un platane de 25 mètres, traitement en zone pavillonnaire dense avec voisins proches, ou bâtiment agricole difficile d'accès dans le Comminges. Tenter de neutraliser seul un nid occupé expose à des piqûres en essaim pouvant déclencher un choc anaphylactique. La préfecture de la Haute-Garonne, en cohérence avec la FDGDON 31, recommande de ne jamais tenter de destruction sans équipement homologué. Teepik intervient 7 jours sur 7 avec des protocoles validés, une confirmation d'espèce et un compte rendu d'intervention fourni après chaque traitement.