La Gironde fait partie des territoires les plus exposés au frelon asiatique depuis les premières années de diffusion de l'espèce dans le sud-ouest. Le département combine plusieurs facteurs favorables à son installation : un réseau hydrographique dense autour de la Garonne, de la Dordogne et de l'estuaire, un couvert végétal important, de très nombreux jardins résidentiels et une activité apicole soutenue. Dans la métropole bordelaise comme dans les secteurs plus ruraux, les signalements augmentent généralement du printemps à l'automne, avec une accélération nette en été lorsque les colonies prennent du volume. Les nids primaires se nichent souvent sous abri, dans les avancées de toit, les cabanons ou les dépendances, avant un déplacement vers des nids secondaires parfois très hauts dans les arbres.
La variété des paysages girondins complique la détection précoce. Sur le Bassin d'Arcachon, les pins, les haies persistantes et les quartiers pavillonnaires offrent de nombreux supports de nidification. Dans l'Entre-deux-Mers et le Libournais, les vergers, les vignes, les bords de rivière et les exploitations agricoles concentrent une forte activité d'insectes, donc une ressource alimentaire abondante. Autour de Bordeaux, Mérignac, Pessac ou Talence, ce sont surtout les jardins privés, les établissements scolaires, les cours d'immeubles et les arbres d'alignement qui génèrent des interventions sensibles. La proximité des habitations ou des zones de passage rend alors le risque plus élevé pour les familles, les voisins et les animaux domestiques.
En Gironde, agir vite reste essentiel car un nid développé peut contenir plusieurs centaines d'individus et devenir très agressif si l'on s'approche sans équipement. Les tentatives artisanales sont particulièrement risquées sur les façades, les toitures, les arbres de grand gabarit ou les dépendances difficiles d'accès. Une intervention professionnelle permet de sécuriser la zone, de confirmer qu'il s'agit bien d'un nid de frelons asiatiques et d'appliquer le bon protocole selon la hauteur et l'environnement immédiat. Pour les particuliers comme pour les syndics, campings, commerces ou exploitations agricoles, l'objectif est le même : neutraliser rapidement le nid pour limiter le danger humain et réduire la pression locale sur les pollinisateurs.