Le département reste un territoire favorable au frelon asiatique en raison d’un habitat diffus, de nombreux arbres, de haies et de bâtiments annexes. Le département mêle agglomération niortaise, bocage, petites villes, habitat rural, jardins, arbres d’ornement, bâtiments agricoles et dépendances. Dans Niort, Bressuire, Parthenay, Thouars, Mauléon, Saint-Maixent-l’École, Chauray et Melle, les interventions portent souvent sur des nids dans des arbres de jardin, sous toiture, dans des haies, des granges, des hangars ou des cabanons. Les nids primaires sont parfois lancés très discrètement sous abri, puis les colonies se déplacent ou grossissent dans des arbres, des charpentes ou des haies épaisses au fil de l’été, ce qui retarde leur découverte dans bien des propriétés.
La détection est souvent plus tardive qu’en zone très dense car le bocage, les haies hautes et l’organisation des parcelles autour des maisons ou exploitations retardent souvent la détection des nids secondaires. Les terrasses, écoles, jardins, cours de ferme, ateliers et passages quotidiens proches d’arbres ou de dépendances sont les situations les plus sensibles. Dans les secteurs ruraux ou semi-ruraux, un nid peut rester actif longtemps sans être vu alors qu’il domine déjà une cour, un atelier, un jardin, un verger ou un bâtiment d’exploitation. Les allées et venues de frelons autour d’un arbre, d’une grange ou d’une toiture doivent donc être prises au sérieux avant toute tentative de traitement artisanal.
Dans les Deux-Sèvres, une intervention professionnelle permet de gérer correctement la hauteur, l’accessibilité, le voisinage et le type exact de support. Les interventions concernent autant les maisons de bourg que les exploitations isolées, avec des arbres hauts et des bâtiments techniques parfois difficiles d’accès. Cette approche est particulièrement importante dans les propriétés comportant plusieurs bâtiments, de grands arbres ou une activité agricole ou artisanale. Pour les particuliers, exploitants, commerçants et collectivités, neutraliser rapidement le nid reste la meilleure manière de protéger les occupants et de limiter l’impact local du frelon asiatique sur les pollinisateurs.