La Charente-Maritime fait partie des départements de la façade atlantique où le frelon asiatique s'est installé durablement. Le territoire associe un littoral dense, plusieurs pôles urbains, des marais, des zones ostréicoles, des vallées et une forte présence de jardins privés ou de résidences secondaires. Cette combinaison offre de nombreux supports de nidification, souvent proches des habitations ou des lieux de passage. À La Rochelle, Rochefort, Royan ou Saintes, les nids sont fréquemment repérés dans des arbres, des haies, des cours intérieures, des cabanons ou sous toiture. Dans les communes littorales, la végétation ornementale et les pins renforcent encore les possibilités d'installation pour les fondatrices.
Le contexte maritime ajoute une difficulté : les propriétés sont souvent compartimentées par des haies, des murs et des arbres hauts, ce qui peut cacher un nid secondaire jusqu'à un stade avancé. Sur les secteurs de l'île de Ré, d'Oléron, du pays rochelais ou du bassin de Marennes, un nid peut devenir problématique très vite en raison de la fréquentation touristique, des terrasses, des jardins et des activités extérieures. Plus à l'intérieur, autour de Saintes, Jonzac ou Saint-Jean-d'Angély, les vergers, bâtiments agricoles, dépendances et bords de rivière créent également des conditions favorables. Les signalements tardifs sont courants lorsque l'activité des frelons s'intensifie autour des points d'eau, des fruits mûrs ou des ruchers.
En Charente-Maritime, le traitement d'un nid doit donc tenir compte à la fois du risque humain et du contexte local : présence d'un public, bâtiment habité, hauteur du nid, accès parfois compliqué, environnement boisé ou ventilation côtière. Les interventions improvisées sont à éviter, surtout lorsque le nid est installé sur un arbre de grande taille, une façade, un pignon ou un cabanon en limite de passage. Une prise en charge professionnelle permet de sécuriser le périmètre, d'appliquer la bonne méthode et de rétablir rapidement des conditions sûres pour les habitants, les vacanciers, les salariés ou les visiteurs tout en limitant la pression sur les abeilles.