Les Ardennes présentent un territoire contrasté où la vallée de la Meuse joue un rôle central dans la diffusion du frelon asiatique. Charleville-Mézières, Sedan, Nouzonville, Bogny-sur-Meuse, Revin et Givet concentrent une grande partie des signalements dans les jardins, les arbres urbains, les lisières et les dépendances proches des habitations. Les communes de fond de vallée cumulent densité de bâti, grands feuillus, bois de coteau et cours d'eau, un ensemble très favorable à l'installation des colonies. La proximité immédiate entre quartiers résidentiels et relief boisé augmente la fréquence des situations sensibles.
Le sud et l'ouest du département, autour de Rethel, Vouziers et du bocage ardennais, présentent un autre type de risque. Les haies, les vergers, les exploitations agricoles et les villages entourés de grands arbres offrent des sites de nidification discrets, souvent repérés tardivement. Les secteurs forestiers et humides, ainsi que les friches végétalisées des anciens bassins industriels, multiplient les refuges. Dans ces zones, les apiculteurs et les habitants des maisons isolées sont particulièrement exposés lorsque les frelons chassent autour des ruches, des fruits mûrs ou des points d'eau.
Les Ardennes cumulent donc milieu urbain de vallée, habitat diffus, forêts et reliefs boisés. Cette géographie impose des interventions adaptées, qu'il s'agisse d'un nid en façade à Charleville-Mézières, d'un arbre haut près d'un camping de vallée ou d'un hangar en secteur bocager. Le frelon asiatique ne concerne pas seulement les grandes villes du département : les communes rurales, les équipements touristiques et les zones de loisirs sont aussi touchés. Teepik intervient sur l'ensemble des Ardennes en tenant compte du support, de la hauteur et de la fréquentation des lieux pour sécuriser rapidement la situation.