Série C · #4 BiodiversitéGuide scientifique

Syrphes et pollinisation : des alliés méconnus à protéger d'urgence

Discrets, souvent confondus avec les abeilles ou les guêpes grâce à leur mimétisme, les syrphes (famille des Syrphidae) sont pourtant le 2e groupe de pollinisateurs en France après les abeilles. Leurs populations ont chuté de 35 à 50 % en Europe depuis les années 1980 — et le frelon asiatique aggrave indirectement cette situation. Voici pourquoi ils sont indispensables et comment les protéger.

Thibaut Parnaudeau28 avril 202611 min de lecture

Points clés à retenir

  • 1Les syrphes constituent le 2e groupe de pollinisateurs en France après les abeilles, selon les données INRAE et MNHN.
  • 2Certaines plantes dépendent quasi exclusivement des syrphes pour leur pollinisation : ombellifères, certains arbres fruitiers et espèces à fleurs peu profondes.
  • 3Les populations de syrphes ont chuté de 35 à 50 % en Europe depuis les années 1980, une tendance documentée par les programmes de sciences participatives (Vigie Nature, SPIPOLL).
  • 4Le frelon asiatique crée une menace indirecte sur les syrphes en prédatant les Hyménoptères modèles, fragilisant le système mimétique dont les syrphes dépendent pour leur survie.
  • 5Des actions simples dans son jardin permettent de favoriser significativement les populations de syrphes : plantes mellifères adaptées, absence de pesticides, points d'eau.

1. Les syrphes, 2e groupe de pollinisateurs

En France, après les abeilles (domestiques et sauvages), les syrphes représentent le 2e groupe d'insectes pollinisateurs en termes de diversité d'espèces visitant les fleurs. Des études coordonnées par l'INRAE et le MNHN (programme Vigie Nature, SPIPOLL) ont montré que dans certains habitats — notamment les prairies permanentes, les jardins urbains et les lisières forestières — les syrphes peuvent représenter plus de 30 % de toutes les visites florales d'insectes pollinisateurs.

À l'échelle mondiale, les Syrphidae sont présents dans presque tous les écosystèmes terrestres et assurent une part significative de la pollinisation dans les régions où les abeilles sont moins présentes : milieux alpins, zones arctiques, régions arides. La famille des Syrphidae compte environ 6 000 espèces décrites dans le monde, dont près de 700 en France métropolitaine.

Des études récentes (Lundin et al., 2013 ; Rader et al., 2016) ont montré que les syrphes, malgré leur corps moins velu que les abeilles, transportent du pollen en quantité suffisante pour assurer des fécondations efficaces. Leurs visites florales sont souvent très fréquentes, compensant une charge de pollen individuelle plus faible par un nombre de visites élevé.

Les syrphes se distinguent par leur comportement de vol stationnaire(hovering) caractéristique — d'où leur nom anglais de « hoverflies » — qui leur permet d'explorer les fleurs avec une grande précision. Ce comportement, couplé à leur mimétisme aposématique (ils ressemblent visuellement à des abeilles ou des guêpes sans en être), fait d'eux des insectes facilement observables dans les jardins et les prairies.

Syrphes et mimétisme

Pour une présentation complète du mimétisme batésien chez les syrphes, consultez notre article Les syrphes : le mimétisme batésien et notre guide d'identification des syrphes de France.

2. Les plantes qui dépendent des syrphes

Les syrphes sont particulièrement actifs sur les fleurs à nectar accessible — corolles peu profondes ou ouvertes — car ils ne possèdent pas la longue langue des bourdons ni les structures spécialisées des abeilles. Ce profil morphologique en fait des pollinisateurs de prédilection pour un grand nombre de plantes sauvages et cultivées.

Ombellifères (Apiaceae)

Carotte sauvage, berce commune, angélique, fenouil, cerfeuil, persil en fleur — les syrphes y sont souvent plus abondants que les abeilles. Les inflorescences en ombelle offrent une surface d'atterrissage large et un nectar très accessible.

Astéracées

Marguerites, achillée millefeuille, tanaisie, pissenlits au printemps. Les capitules de cette famille constituent un buffet idéal : nectar abondant, petits fleurons accessibles.

Sureau noir (Sambucus nigra)

En été, les grandes corymbes du sureau attirent massivement les syrphes, qui y sont parfois plus nombreux que toutes les abeilles combinées sur le même arbre.

Lierre grimpant (Hedera helix)

En automne, source cruciale de nectar tardif pour les syrphes avant l'hiver. Le lierre fleurit à une période où peu d'autres ressources florales sont disponibles.

Arbres fruitiers printaniers

Prunier, cerisier, poirier en début de saison : quand les températures sont encore fraîches et les abeilles peu actives, les syrphes assurent une pollinisation précoce essentielle.

Point important : les syrphes butinent à des températures plus basses que les abeilles (dès 10°C contre 15°C pour Apis mellifera). Ils assurent donc une pollinisation précoce essentielle pour les cultures florifères printanières, notamment lors des journées fraiches d'avril-mai.

Le savais-tu ?

Une étude publiée dans le Journal of Pollination Ecology a montré que dans les cultures de fraises sous tunnel, les syrphes pouvaient compenser entièrement l'absence d'abeilles lors des journées froides de début de saison, assurant une pollinisation efficace à des températures où Apis mellifera refuse de sortir de la ruche.

3. Efficacité comparée : syrphes vs abeilles vs bourdons

Comparer l'efficacité de pollinisation des syrphes avec celle des abeilles et des bourdons nécessite de distinguer plusieurs dimensions : la morphologie, le comportement de butinage et les résultats mesurés en termes de production de fruits ou de graines.

Abeilles (Apidae)

Transport spécialisé

Les abeilles possèdent des paniers à pollen (corbeilles) et des brosses ventrales pour transporter de grandes quantités de pollen de façon intentionnelle. Par individu, elles transportent davantage de pollen, mais en déposent moins efficacement sur les stigmates — trop de pollen reste collé dans les corbeilles mouillées de nectar.

  • Charge de pollen importante par individu
  • Actives à partir de ~15°C
  • Préférences florales plus sélectives

Syrphes (Syrphidae)

Transport accidentel efficace

Les syrphes n'ont pas de structures spécialisées pour le pollen. Ils le transportent accidentellement sur leur corps velu et leur tête. Cela signifie que le pollen est déposé plus « librement » sur les stigmates, sans être retenu par des structures collantes.

  • Dépôt de pollen plus direct sur le stigmate
  • Actifs dès 10°C
  • Plus généralistes dans leurs visites florales

Pour certaines espèces de plantes (notamment les ombellifères et certaines Astéracées), des études ont montré une production de fruits ou de graines statistiquement équivalente entre jardins avec syrphes seuls et jardins avec abeilles seules. Ce résultat contre-intuitif s'explique par la fréquence élevée des visites des syrphes et la qualité du dépôt pollinique.

La complémentarité des deux groupes est la clé d'une pollinisation robuste et résiliente : butinage à différentes heures de la journée, différentes températures, différentes préférences florales. Un écosystème qui ne compterait que des abeilles, sans syrphes, serait beaucoup plus vulnérable aux perturbations climatiques et sanitaires. Pour une vue d'ensemble de la pollinisation par les Hyménoptères, consultez notre article sur la pollinisation par les Hyménoptères.

4. Le déclin des syrphes en chiffres

−35 à 50 %

En Europe depuis 1980

Réduction des populations selon les programmes de sciences participatives

−75 %

Biomasse insectes volants

En 27 ans dans les zones protégées allemandes (Hallmann et al., 2017)

−35 %

Espèces en Belgique

Dans les zones agricoles intensives depuis les années 1980

Les données des programmes de sciences participatives françaises montrent des tendances inquiétantes. Le programme SPIPOLL (Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs) du MNHN, actif depuis 2010, enregistre une baisse significative de la fréquence des syrphes dans les points de suivi standardisés — une tendance qui s'accélère dans les zones d'agriculture intensive.

En Europe, une analyse compilant les données de 61 études dans 19 pays(Hallmann et al., 2017, PLOS ONE) a documenté une réduction de 75 % de la biomasse totale d'insectes volants sur 27 ans dans les zones protégées allemandes — les syrphes n'échappent pas à cette tendance générale. En Belgique, une étude de 2020 a montré une réduction de 35 % du nombre d'espèces de syrphes dans les zones agricoles intensives depuis les années 1980.

En France, les données disponibles du MNHN suggèrent une tendance similaire, bien qu'incomplète. L'absence de programmes de monitoring dédiés aux syrphes (comparables aux suivis apicoles) constitue un angle mort scientifique préoccupant : on ne mesure bien que ce qu'on surveille précisément. Les syrphes restent ainsi des « victimes silencieuses » du déclin des insectes.

5. Les menaces principales

Les syrphes font face à un ensemble de pressions multiples, souvent synergiques, qui amplifient l'impact de chaque menace prise isolément.

Menace directe n°1

Pesticides

Les insecticides systémiques (néonicotinoïdes, pyréthrinoïdes) affectent directement les syrphes adultes et leurs larves. Les herbicides réduisent les ressources florales. Les fongicides peuvent affecter les larves aquatiques de nombreuses espèces dont le cycle se déroule dans les zones humides.

Menace directe n°2

Perte d'habitat

Disparition des prairies permanentes (réduites de 60 % en France depuis 1950), intensification agricole, urbanisation, disparition des haies bocagères. Ces milieux semi-ouverts sont les habitats de prédilection des syrphes adultes et des larves de nombreuses espèces.

Menace croissante

Changement climatique

Perturbation des cycles biologiques, décalages phénologiques entre la floraison des plantes et l'émergence des adultes. Les étés plus secs réduisent la production de nectar dans les prairies, affectant directement la capacité des adultes à se reproduire.

Menace méconnue

Déprise agricole et boisement

Paradoxalement, dans certaines régions, l'abandon des prairies et leur colonisation progressive par des arbres et arbustes réduit aussi la disponibilité en fleurs ouvertes — habitat de chasse des syrphes adultes.

Menace sous-estimée

Pollution lumineuse

Impact sur les espèces actives en fin de journée. Certaines espèces de syrphes ont une activité crépusculaire — les éclairages artificiels perturbent leur comportement de butinage et peuvent désorientatiser les adultes en phase de dispersion.

Menace émergente

Espèces invasives

Au-delà du frelon asiatique (traité en section 6), d'autres espèces invasives modifient les équilibres écologiques locaux. La disparition des espèces végétales indigènes au profit d'espèces ornementales peu nectarifères réduit la ressource alimentaire des syrphes.

Vous avez observé un frelon asiatique ?

Le frelon asiatique (Vespa velutina) menace directement et indirectement les syrphes et l'ensemble des pollinisateurs. Si vous avez découvert un nid, signalez-le immédiatement pour permettre une intervention rapide.

Signaler un nid de frelon asiatique

6. La menace indirecte du frelon asiatique sur les syrphes

Ce lien est souvent méconnu, mais il est écologiquement fondamental. Le frelon asiatique (Vespa velutina) est un prédateur généraliste d'insectes volants. Il chasse principalement à l'affût devant les entrées de ruches, mais capture aussi des syrphes, des papillons et d'autres pollinisateurs dès lors qu'il est présent en nombre sur un territoire.

Impact direct

Prédation des syrphes adultes en vol, notamment lorsqu'ils butinent sur les fleurs. Les syrphes, qui imitent des abeilles et des guêpes sans en avoir les défenses, sont des proies relativement faciles pour ce prédateur opportuniste.

Impact indirect et systémique

En prédatant massivement les Hyménoptères (abeilles, bourdons, guêpes), le frelon asiatique réduit les populations de ces insectes qui sont les « modèles » dont dépend la protection mimétique des syrphes.

Ce mécanisme mérite d'être explicité. Le mimétisme batésiendes syrphes ne fonctionne que si les prédateurs (oiseaux, araignées, libellules) associent l'aspect visuel abeille/guêpe à un danger. Cette association ne se maintient que si des Hyménoptères authentiquement dangereux (abeilles, guêpes) sont présents en nombre suffisant dans l'environnement pour « entretenir » la peur des prédateurs.

Un déclin des guêpes et abeilles dans une zone — précisément ce que provoque le frelon asiatique — affaiblit la valeur adaptative du mimétisme des syrphes : les prédateurs locaux, confrontés à moins de piqûres douloureuses, désapprennent progressivement l'aversion envers les insectes rayés. Les syrphes deviennent alors une proie plus vulnérable. Cette vulnérabilité en cascade est un exemple parfait des effets indirects des espèces invasives sur les réseaux trophiques.

Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre article sur le mimétisme batésien chez les insectes Hyménoptères et Diploptères ainsi que notre dossier sur l'invasion du frelon asiatique en France et son impact sur les ruches et l'apiculture.

Contrôle du frelon asiatique : un enjeu de biodiversité

Cette vulnérabilité en cascade illustre parfaitement pourquoi le contrôle du frelon asiatique n'est pas seulement une question de sécurité humaine ou de protection des ruches — c'est aussi un enjeu majeur de biodiversité pour l'ensemble du réseau de pollinisateurs, dont les syrphes.

Signaler un nid de frelon asiatique

7. Actions concrètes pour favoriser les syrphes

La bonne nouvelle : il est possible d'agir efficacement à l'échelle d'un jardin, d'un balcon ou d'un espace vert municipal. Les syrphes répondent positivement et rapidement à l'amélioration des conditions d'habitat — certains observateurs constatent une augmentation visible dès la première saison.

Plantes recommandées pour les syrphes

PlantePériodeIntérêt pour les syrphes
Achillée millefeuilleJuin–octobreFloraison longue, nectar très accessible — idéale pour larves et adultes
Fenouil et anethJuillet–septembreOmbellifères : source de nectar ET habitat pour larves aphidiphages
PhacélieAvril–aoûtMellifère exceptionnel, très visitée par les syrphes dès le début de saison
Souci (Calendula)Mai–octobreFleurs ouvertes, longue floraison — facile à semer en masse
Marguerites sauvagesMai–aoûtAstéracées très attractives, idéales en mélange prairie
Sureau noirJuin–juilletArbre ou arbuste : attire des dizaines d'espèces de syrphes en été
Lierre grimpantSeptembre–novembreRessource automnale cruciale quand peu d'autres fleurs sont disponibles

Aménagements favorables

  • Laisser des « coins sauvages »avec orties (pucerons pour larves aphidiphages), pissenlit, fleurs spontanées. Une zone non entretenue d'un mètre carré peut abriter une communauté de syrphes diversifiée.
  • Créer une petite mare ou zone d'eau stagnante peu profonde : les larves aquatiques de nombreuses espèces de syrphes (notamment le syrphe à queue de rat, Eristalis tenax) se développent dans les zones d'eau peu oxygénée.
  • Éviter totalement les insecticides et herbicides — même ceux labellisés « bio » comme le pyrèthre naturel, qui est non sélectif et tue les syrphes comme les autres insectes.
  • Pratiquer le compostage : les larves saprophages de nombreuses espèces de syrphes se développent dans la matière organique en décomposition — un compost ouvert accueille de véritables nurseries de syrphes.
  • Installer des fagots de tiges creuses ou un hôtel à insectes comprenant des structures de nidification adaptées (pour les espèces qui pondent dans les cavités ligneuses, comme Rhingia campestris).

Conseil pratique

La clé pour favoriser les syrphes est de maintenir une floraison continue de mars à novembre. Commencez par des bulbes printaniers (crocus, scilles) dès février-mars, enchaînez avec les ombellifères de printemps, les astéracées d'été, et terminez la saison avec le lierre en automne. Un jardin en « monoculture ornementale » (pelouse tondue, plantes horticoles sans nectar) est quasiment désertique pour les syrphes.

8. Ressources et programmes participatifs

La science participative joue un rôle déterminant dans le suivi des populations de syrphes. En participant aux programmes de collecte de données, vous contribuez directement à la recherche scientifique et à la compréhension du déclin des pollinisateurs.

SPIPOLL — Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs

MNHN et OPIE

Contribuez aux données scientifiques en photographiant pendant 20 minutes les insectes visitant les fleurs dans votre jardin. Les observations sont validées par des experts et intégrées à la base de données nationale du MNHN.

Vigie Nature

MNHN

Portail des sciences participatives naturalistes du Muséum National d'Histoire Naturelle. Regroupe de nombreux protocoles de suivi standardisés (oiseaux, papillons, insectes, plantes).

OPIE — Office Pour les Insectes et leur Environnement

Association nationale

Publications, ressources d'identification et formations. L'OPIE dispose d'une expertise particulière sur les syrphes et publie régulièrement des guides d'identification accessibles.

iNaturalist / BioObs

Plateformes collaboratives

Plateformes de partage d'observations naturalistes. La communauté iNaturalist dispose d'une identification automatique par intelligence artificielle et d'experts validators pour les syrphes.

Syrph the Net

Base de données scientifique internationale

Outil d'analyse des habitats via les assemblages de syrphes. Utilisé par les professionnels de la conservation pour évaluer la qualité écologique des habitats semi-naturels. Accessible aux naturalistes avancés.

FAQ — Questions fréquentes

Les syrphes sont-ils aussi importants que les abeilles pour la pollinisation ?

Dans certains écosystèmes et à certaines périodes de l'année, oui. Les syrphes sont particulièrement précieux au début du printemps (températures froides), dans les zones forestières où les abeilles sont moins présentes, et pour les plantes à fleurs ouvertes comme les ombellifères. Leur complémentarité avec les abeilles est clé pour une pollinisation résiliente.

Combien d'espèces de plantes dépendent des syrphes ?

Des études précises sont encore en cours, mais on estime que les syrphes contribuent significativement à la pollinisation de plusieurs centaines d'espèces végétales françaises. Certaines espèces d'ombellifères sauvages, moins visitées par les abeilles, semblent dépendre largement des syrphes pour leur fécondation.

Le déclin des syrphes est-il documenté en France ?

Oui, bien que les données restent plus fragmentaires que pour les abeilles. Les programmes SPIPOLL et Vigie Nature du MNHN indiquent des tendances à la baisse dans les zones agricoles intensives. Les données européennes (notamment néerlandaises et belges, plus anciennement collectées) montrent des réductions de 30 à 50 % selon les espèces et les habitats depuis les années 1980.

Le frelon asiatique mange-t-il des syrphes ?

Oui. Le frelon asiatique est un prédateur généraliste d'insectes volants — il capture des abeilles, des bourdons, des syrphes, des papillons et d'autres diptères. Sa présence intensive autour des zones fleuries peut réduire la densité de pollinisateurs, dont les syrphes. De plus, en décimant les guêpes et abeilles locales (modèles du mimétisme), il fragilise indirectement la protection des syrphes.

Quelles plantes dois-je planter en priorité pour les syrphes ?

En priorité : l'achillée millefeuille (floraison estivale longue, fleurs très accessibles), le fenouil et la phacélie. En complément : toutes les plantes de la famille des Apiacées (carottes, aneth, persil en fleur), les marguerites, et le lierre en automne. L'essentiel est de maintenir une floraison continue de mars à novembre et d'éviter absolument les insecticides.

Protéger les syrphes commence par lutter contre le frelon asiatique

Le frelon asiatique est l'une des menaces les plus immédiates pour l'ensemble du réseau de pollinisateurs en France — abeilles, bourdons et syrphes inclus. Chaque nid détruit au printemps, c'est une menace en moins pour les pollinisateurs de votre territoire.

Signaler un nid de frelon asiatique